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NASA : des volontaires restent 60 jours au lit pour simuler les effets de l’espace

Et si rester au lit pendant plusieurs semaines pouvait aider les futurs astronautes à aller sur Mars ? C’est l’objectif de certaines études de la NASA consacrées aux effets de l’apesanteur sur le corps humain.

Dans ces expériences scientifiques, des volontaires restent allongés pendant de longues périodes, avec la tête légèrement inclinée vers le bas. Une situation particulièrement inhabituelle qui permet aux chercheurs de reproduire certains effets physiologiques observés lors des séjours dans l’espace.

Pourquoi la NASA fait-elle dormir des volontaires pendant des semaines ?

NASA : des volontaires restent 60 jours au lit pour simuler les effets de l’espace


Dans l’espace, l’absence de gravité modifie progressivement le fonctionnement du corps humain. Les fluides corporels se déplacent notamment vers le haut du corps, tandis que les muscles et les os peuvent perdre une partie de leur condition physique.

Pour mieux comprendre ces changements, les chercheurs utilisent le bed-rest, ou repos au lit expérimental, comme modèle terrestre de l’exposition à la microgravité.

Selon la NASA, certaines études peuvent durer jusqu’à 70 jours, avec une inclinaison de six degrés de la tête vers le bas. Les participants restent alors dans cette position pour permettre aux scientifiques d’étudier les adaptations du corps.

Une étude de 60 jours pour préparer les futures missions spatiales

Les recherches récentes portent notamment sur des périodes de 60 jours de repos au lit avec une inclinaison de six degrés.

L'objectif est notamment d'étudier la perte musculaire, les problèmes d'équilibre et les autres changements provoqués par une exposition prolongée à des conditions qui reproduisent certains aspects de la microgravité.

La NASA explique que ces études permettent également de tester différentes contre-mesures, c'est-à-dire des méthodes destinées à limiter les effets négatifs des vols spatiaux sur le corps humain.

Une expérience beaucoup plus difficile qu'elle n'en a l'air

Passer plusieurs semaines au lit peut sembler confortable, mais les participants doivent respecter des contraintes importantes.

Dans certaines études, ils ne peuvent pas simplement se lever pour manger, se laver ou effectuer leurs activités quotidiennes. Les chercheurs surveillent notamment leur état physique et recueillent régulièrement des données afin de mesurer l'évolution de leur organisme.

Dans une étude récente présentée par la NASA, les participants ont notamment été soumis à des centaines d'expériences et de mesures destinées à étudier différents aspects de leur santé et de leurs performances.

La recherche ne s'arrête pas au repos au lit

En 2026, la NASA poursuit plus largement ses recherches sur la capacité des humains à vivre pendant de longues périodes dans des environnements similaires à ceux d'une mission vers Mars.

L'une des expériences les plus impressionnantes est la mission CHAPEA 2. Quatre volontaires vivent pendant 378 jours dans un habitat imprimé en 3D au Johnson Space Center de Houston afin de simuler une mission à la surface de Mars.

En mai 2026, l'équipage avait déjà franchi le cap des 200 jours dans l'habitat. Les participants doivent notamment gérer des ressources limitées, des problèmes techniques simulés, des communications retardées et des périodes d'isolement.

La NASA recrute aussi pour une nouvelle simulation d'un an

En juillet 2026, la NASA a annoncé rechercher des volontaires pour une nouvelle mission analogique consacrée à l'exploration de la Lune et de Mars.

Cette expérience doit commencer au plus tôt en août 2027 et prévoit une année passée dans des environnements simulant les conditions d'une mission interplanétaire. Les résultats doivent aider les chercheurs à mieux comprendre les difficultés humaines et opérationnelles associées aux futures missions vers la Lune et Mars.

Pourquoi ces expériences sont importantes

Avant d'envoyer des humains effectuer de très longues missions dans l'espace, les scientifiques doivent comprendre comment le corps et les capacités humaines réagissent à l'isolement, à la microgravité simulée, au manque de ressources et aux longues périodes de confinement.

Les expériences de repos au lit constituent donc une partie d'un programme de recherche beaucoup plus vaste. Elles permettent de tester certaines solutions sur Terre avant de les envisager pour de futures missions spatiales.

À retenir

  • Certaines études de la NASA utilisent jusqu'à 60 à 70 jours de repos au lit.
  • Les volontaires sont étudiés afin de mieux comprendre les effets de conditions similaires à la microgravité.
  • Ces recherches contribuent à préparer les futures missions vers la Lune et Mars.
  • En 2026, quatre volontaires participent également à une simulation de 378 jours d'une mission vers Mars.
  • La NASA prépare de nouvelles simulations d'un an consacrées aux futures missions lunaires et martiennes. 

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